10 km Paris centre : le chemin de la progression

 10 km Paris centre : le chemin de la progression
Le

Trois coureurs sélectionnés par Jogging International suivent un plan d’entraînement conçu par notre coach Jérôme Sordello afin de se préparer pour les 10 km de Paris Centre. Le point après quatre semaines d’entraînement.

15 jours de plus pour s’entraîner. Après l’annonce du report des 10 km du centre (le 15 octobre au lieu du 1er), les trois coureurs sélectionnés par Jogging International ont poursuivi leur entraînement en savourant le plaisir de disposer de plusieurs séances supplémentaires pour atteindre leur objectif.

Claudio Merloni ne cesse de progresser et suit à la seconde près le plan d’entraînement concocté par Jérôme Sordello. Il était dimanche 24 septembre au départ de Paris-Versailles. Il avait opté pour l’accompagnement d’un ami d’un niveau inférieur au sien. Il l’a ainsi encouragé jusqu’en haut de la côte des Gardes « afin d’être sûr qu’il irait au bout » puis est parti sur son propre rythme. « Et au final, je fais mon temps de l’an passé, soit 1 h 35 ! Je suis vraiment content, cela prouve que j’ai progressé. Je suis optimiste pour mes 45 min sur 10 km. » Une distance qu’il n’a jamais encore parcourue en compétition. « En ne faisant jusqu’ici que des semi-marathons et des marathons, je me rends bien compte que je n’avais jamais travaillé en qualité. » En pratique, si les séances de fractionnés courts lui plaisent, « je les tiens bien », les séances en côte lui laissent toujours quelques courbatures. Sa véritable difficulté réside dans les séances de fractionnés long. « 4 x 2000 m, c’est dur. J’arrive à les tenir mais à la fin je suis cramé. Là, je dois faire un 3 x 3000 m, j’avoue ça me fait un peu peur… Le problème est psychologique je pense. Sur du fractionné court, on arrive à maintenir l’allure car on sait que c’est vite fini... Sur des 2000 m et 3000 m, c’est long et il faut sans cesse être concentré sur l’objectif. »

 

Une persévérance et une concentration qu’illustre parfaitement Baptiste Gourdoux. Le jeune étudiant court tous les deux jours et se rend en salle de musculation les jours "off". Baptiste progresse et parvient à bien suivre le plan d’entraînement. « En fin de séance, surtout sur des répétitions de 1000 m, je suis bien crevé et le dernier est toujours très dur mais c’est cool ! » Parfois, lorsqu’il rentre de cours, il avoue n’avoir pas toujours envie de chausser ses runnings, mais l’objectif et l’engagement fait vis-à-vis de Jogging l’aident à s’élancer. « En plus, la satisfaction d’y être allé est toujours agréable. »

« Il s’est tellement affiné. En plus, le voir si motivé est une réelle satisfaction », explique sa mère Anne-Marie Gourdoux. « Ça m’aide même si, je l’avoue, j’ai du mal à suivre le rythme. » L’assistante commerciale s’est laissé absorber par ses obligations professionnelles et associatives. Engagée auprès des Dunes d’espoir et des coureurs solidaires de la BNP, elle éprouve quelques difficultés à s’entraîner la semaine mais maintient ses deux séances le week-end. Ce dimanche, elle sera au départ des 5 km marche d’Odysséa avec une petite fille en fauteuil qui voulait participer tandis que sa copine sera dans une des Joëlettes. « Je n’ai pas eu le courage de lui dire non. C’est une petite puce que j’aime beaucoup. »

Grace à son fils, Anne-Marie fait des efforts au niveau alimentaire. « Je fais les courses avec mes parents et je compose les repas, » précise Baptiste. « Comme cela, je suis sûr que c’est équilibré pour tout le monde ! » « Il essaye de m’obliger à sortir m’entraîner la semaine mais c’est vraiment compliqué. Je veux vraiment réussir mon challenge de terminer ce 10 km dans un temps raisonnable mais ce n’est pas simple. Le week-end, mes sorties d’entraînement sont vraiment destinées à m’aérer la tête et me détendre. De fait, les variations d’allure, les séances de fractionnés et bien… ça passe un peu à la trappe. » Consciente qu’il lui faudra faire plus pour atteindre ces objectifs de perte de poids et de course à pied, Anne-Marie pense s’inscrire dans un club dans les semaines à venir. « La seule fois où j’ai vraiment progressé et tenu mes j’engagements, c’est lorsque je préparais mon premier marathon et que j’avais intégré un club. C’est certainement ce que je dois faire. » Quoi qu’elle en dise, Anne-Marie progresse. Elle se sent de plus en plus à l’aise lors de ses séances du week-end. Ce n’est certes pas le programme qui lui a été proposé mais elle se tient à cette régularité qui n’était pas la sienne ces derniers mois.