24e marathon des Sables J0 : De boue, les marathoniens…

Marathon des sables J0-1
Le

Samedi 28 mars

En effet, des pluies torrentielles se sont abattues depuis deux jours sur la région d’Erfoud dans laquelle était installé le bivouac accueillant les coureurs à leur arrivée dans le désert, qui était initialement prévue vendredi 27 dans la soirée.

Les oueds, rivières empierrées qui sont d’ordinaire à sec, débordent de toutes parts et la plupart des concurrents n’ont pu rejoindre le campement, les bus ne pouvant franchir ces obstacles qui charrient depuis plus de quarante huit heures, leur colère de boue.

Les rares d’entre eux qui ont rejoint le campement de l’Erg Chebbi ont trouvé des tentes inondées par la pluie, et un bivouac qui ressemblait réellement à un lac aux rivages d’une boue profonde et collante.
Patrick Bauer a pris vite la décision de faire rejoindre à une partie du convoi son point de départ, la ville de Ouarzazate, alors que ceux déjà arrivés étaient rapatriés sous la pluie battante vers des hôtels d’Erfoud, la ville la plus proche.

Le temps n’a guère été plus clément aujourd’hui puisque des pluies parfois torrentielles et des orages très violents ont continués à s’abattre sur la région.
Si les coureurs sont tous mis à l’abri, pour l’organisation le défi quotidien a été de réussir à transporter le matériel et à assurer les liaisons indispensables dans des étendues d’habitude arides et maintenant totalement inondées ou très boueuses.

Les compétiteurs prennent le contretemps avec philosophie, la plupart d’entre eux avait conscience de partir pour une grande aventure et donc savaient que c’est toujours la nature qui commande aux hommes.

Ils étaient heureux de passer la nuit dernière dans le confort d’un hôtel et ce n’est pas les quelques trente membres de l’organisation, notamment une partie du staff médical, de la direction de course et quelques photographes, qui ont dû passer la nuit dehors à tenter de dormir dans un campement submergé par de très violentes averses qui peuvent les contredire.