Ils ont couru le marathon de Paris 2010 et nous le racontent.... (1)

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Le marathon de Paris, le 11 avril dernier a permis à 30 815 personnes de parcourir 42,195 km. De l'émotion, des joies, des peines... Ils nous le racontent....

Jérôme Ossedat, 32 ans, Mably (Loire), ambulancier, 2h35mn50s

"Mon 1er marathon"

« C’était mon 1er marathon et je m’étais fixé comme objectif 2h35, je suis donc pleinement satisfait. J’ai été cycliste élite en ligue 2 c'est-à-dire juste le plus haut niveau amateur, j’avais donc le foncier nécessaire et j’avais fait deux semi-marathon en 1h12, je pensais donc pouvoir être capable de réaliser un tel chrono. J’ai vécu ce marathon pleinement, en étant littéralement euphorique jusqu’au 35e km. Là j’ai baisse un peu j’avais l’impression que la crampe allait survenir à tout instinct. Jusqu’au 40e je n’étais pas du tout certain de pouvoir tenir. J’ai vraiment trouvé le parcours fabuleux, le passage dans le bois de Boulogne sympa et ce monde dans le dernier kilomètre c’est magique. »

Jana Lelut, 28 ans, Technicienne de rivière, Nîmes (Gard), de nationalité Tchèque), 2h49mn29s

Je bats mon record

Je suis vraiment contente de ma performance puisque je bats mon record de Prague (2h 56). Jusqu’au 15e kilomètre, j’étais très bien, mais au 27e là c’était dur, j’ai eu un petit découragement. Mais à partir du 30e, j’ai repris confiance, j’ai senti que ça allait passer, je doublais beaucoup de coureurs donc c’était vraiment stimulant pour le mental. Je dernier kilomètre a été extraordinaire, je sentais que j’allais faire quelque chose de grand.

Après la course. J’ai étonné pas mal de monde car j’avais été malade et je n’étais pas préparée comme il faut. Avec en plus un nouvel emploi récent, on ne s’attendait pas à ça. Mon entraîneur est très content et confiant pour la suite. La semaine qui a suivi, j’étais très en forme, mais la semaine d’après, j’étais vraiment très fatiguée. Après le marathon, j’ai pris trois jours de repos, puis j’ai refais du vélo pour aller au travail (deux fois 13 km dans la journée). Au bout de dix jours, j’ai recommencer à courir mais j’ai eu des courbatures au bout de 20 mn. Il faut que je repose un peu plus. Cet été, j’aimerais bien faire les championnats d’athlétisme en république Tchèque. Il faut que je progresse sur un 5000 ou un 10 000 m si je veux améliorer mon temps sur marathon. Je vais sans doute courir le semi de Marvejols Mende le 25 juillet. En attendant un marathon pour la fin d’année, mais je ne sais pas encore lequel.

Gilles Bourbon, 49 ans, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ingénieur géographe, 2h50mn39s

40 ans de course à pied

«Ca fait 40 ans que je cours… et c’était mon 13e marathon dont 8 à Paris avec un record personnel en 2h40 mn ! Mon objectif était de terminer en 2h40 comme il y a 5 ans mais… Je n’ai pas pu m’entraîner correctement en raison de blessure et je n’ai eu aucune sensation jusqu’au 21e km. J’ai compris que je devais accepter que je ne parviendrais pas à réaliser le chrono espérer mais j’ai assez d’expérience sur marathon pour savoir que c’est la loi sur 42,195 km. Je dois avouer quand même que j’ai failli abandonner mais on n’abandonne pas à Paris alors j’ai gérer 5 km par 5 km et c’est passé. »

Pascal François, 41 ans, Comptable, Nantes (Loire Atlantique), 2h57mn20s

2 marathons dont 18 à Paris

Sur la ligne d’arrivée. La préparation a été assez galère, très perturbée pour des raisons professionnelles, donc voilà mon résultat n’est pas à la hauteur de l’objectif, mais je suis content quand même. J’ai fait 22 marathons dont 14 sous les trois heures, je sais que sur la longue durée c’est bien, c’est juste dommage de faire une minute de plus que le précédent. Je suis parti doucement car j’étais inquiet, j’ai essayé de tenir mais c’était dur, j’avais un peu mal. Au 37e, je me suis lâché, je me suis dit « ça va passer, on verra bien ». J’avais mis mon maillot porte bonheur, c’est un peu idiot, mais aide, c’est important pour moi. Au final, je suis content
Deux semaines plus tard. C’est vraiment un grand bonheur et une grosse satisfaction, une belle récompense pour le travail effectué. Musculairement, j’ai bien récupéré mais j’ai sans doute du me blesser un peu au genou. Donc, pour l’instant, je ne fais que du vélo. C’est la première fois que cela m’arrive. Chaque jour, ça s’arrange un peu et j’espère bien faire les 24 heures d’Eppeville en équipe (8 et 9 mai) On est quatre personnes et on court six heures chacun, moi j’adore. Après le marathon, j’ai partagé la joie par mail avec pas mal d’amis coureurs et en famille aussi. Dans mon nouveau travail, je prends progressivement mes repères et je n’ai donc pas trop évoqué ma passion pour la course à pied. Pour moi, la vie est un équilibre entre la famille, le travail et le sport. Le sport étant la plus importante des choses secondaires ! J’ai lu ça chez vous je crois bien…

Frédéric Viel, 26 ans, Responsable préparation, Fougère (Bretagne), 2h57mn56s

Loin de mon objectif

Je suis un peu déçu car je suis loin de l’objectif (2 h 30) mais j’ai eu des crampes à partir du 28e donc c’est devenu très difficile. J’avais fait 2 h 35 au Mont Saint Michel, j’espérais faire mieux, tant pis. Pourtant, au semi, j’étais à 2 h 14 donc j’avais bon espoir. Je me suis entraîné durant 3 mois à raison de 4 à 5 entraînements par semaine. Il y a sans doute eu un problème diététique dans la préparation, faut que je revoie cela.

Olivier Cozan, 43 ans, Français expatrié au Brésil, chef de cuisine, 2h59mn47s

Paris, tout simplement

« C’est un vrai plaisir de venir à Paris ! Ma préparation se fait toujours en plein été sous la chaleur, c’est donc très confort pour moi ici. J’ai fait 3 fois Paris et 3 fois Rio, je souhaitais passer sous la barre des 3 h, c’est fait ! J’ai suivi les meneurs d’allure et j’étais vraiment très bien jusqu’au 38e là, j’ai pris le mur ! Mais grâce aux meneurs, j’ai tenu. J’ai aussi vu passer Laurent Jalabert, ca a été un grand moment ! Vraiment c’est un superbe marathon, avec une organisation au TOP ! Maintenant place à la fête ! C’est aussi ca le marathon, on va manger des huitres ce soir !

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1 Commentaire
jmirun - Ma Crazy-Jog vue de l'intérieur

Et voila, nous sommes le 10 juillet, dates que j'attendais depuis de nombreuses semaines; et pour quelle raison me direz-vous ? Pour la Crazy Jog bien sûr !!!! Le programme était alléchant : courir dans l'enceinte du mythique Stade de France une épreuve complètement folle entre trail urbain et parcours du combattant (tiens, ça me rappelle ma jeunesse !)...je ne pouvais pas rater cela malgré une douleur au dos et les mises en garde de ma femme et de mon ostéo. 8h30 : remise du dossard 476 9h00 : quelques photos sur la pelouse pour immortaliser l'évènement (bah oui, j'ai couru au Stade de France : beau souvenir à montrer aux collègues de bureau...et à mes petits enfants dans quelques années) 9h30 : séance d'échauffement; la t° monte et le cardio aussi 9h50 : en position dans le sas de départ (inscrit depuis longtemps, j'ai la chance de partir dans la 2ème vague) 10h05 : bah alors...on part ou quoi, le départ était à 10h00 : calmos, profitons du moment 10h08 : le bip des chronos et des puces ; c'est parti et quelle émotion Début de course prudente, petite accélération dans les coursives, passage des barrières de chantier, des containers, des poubelles (y en avait pas assez les gars, l'année prochaine faut en rajouter !) puis le champ de pneus : j'attends les photos pour voir la démarche en canard ! Arrivée au mur d'escalade (j'avais peur de pas y arriver vu ma petite taille, mais no problemo...) un peu de course à pied autour du stade (et oui, à la base c'est une course : j'avais presque oublié tellement l'ambiance était cool : on aurait presque dit une visite guidée !) ...d'ailleurs suite du programme : montée vers le toi du SDF; les marches coupent les jambes, mais l'arrivée tout en haut vaut l'effort. Et là, le top : l'altitude (sûrement !!!!!) ou le verre d'eau pris qques minutes avant me donnent des ailes: je double d'autres concurents malgré l'étroitesse du tracé. Ensuite, descente aux enfers (là j'ai pas été bon : j'avais l'impression de ma trainer) Balade à travers les couloirs, mais sur tapis rouge quand même (oups, j'ai failli ne pas voir les vestiaires de nos bleus de 98)et hop, hop quelques foulées et me voila revenu sur la piste d'athlé du meeting Areva couru la veille. Quel honneur (pour moi, ou pour les athlètes d'avoir eu la chance de courir là ou j'ai couru...j'arrète, je prends le melon depuis que je cours au Stade de France !) ....Une dernière ligne droite, quelques pauses pour les photographes venus pour moi et les 2500 autres, une petite accèlèration histoire de montrer que j'en avais encore sous la pédale.......et passage de la LIGNE. Mon temps : 00:37:20 Remise de la médaille (j'adore çà : une course sans médaille à la fin, c'est pas une vrai course !!!) Etirements, et là juste à côté de moi Dominique Chauvelier, DODO quoi !!! Impossible de rater la photo avec lui : entre pro ! "DODO, t'acceptes la photo?"... "Bien sûr : alors çà t'a plus ? t'es d'ou ? t'es marathonien ?" et moi, vachement fier de répondre : "j'suis inscrit à mon premier marathon en novembre : Nice-Cannes" "Alors bonne chance !" ...je viens de réaliser que la Crazy Jog qui m'a procuré beaucoup de plaisir n'est rien à côté de ce qui m'attends dans 4 mois. Mais c'est pas grave : j'ai pris mon pied, j'étais à la 1ère Crazy Jog, et j'espère que je serai à la 2ème. Merci pour cette idée originale et à bientôt; JmiRun

le 11/07/2011