Exit 2009, vive 2010 !

chronique 304
Le

Fin d’une année, début de la nouvelle. L’époque est propice aux bilans mais aussi aux perspectives, aux résolutions. Alors je me suis pris à rêver à une année 2010 idéale.

  • Ce que j’aimerais voir en 2010…

- J’aimerais voir se poursuivre l’embellie que nous connaissons en course à pied dans le domaine de la course nature et du trail. Ça me rappelle les années 70 et ce que nous avons vécu avec les débuts de la course sur route.

- J’espère aussi que continuera d’évoluer dans le même sens la présence féminine sur les courses. À quand la mixité parfaite comme sur le marathon de Chicago ?
J’aimerais qu’on n’ait plus à s’embêter avec le certificat médical de non-contre-indication à la course à pied en compétition, qui complique la vie des organisateurs comme des coureurs potentiels. Petits et grands.

- Je voudrais que la CPAM s’investisse pour faciliter la pratique de notre sport. Plus de coureurs, moins de malades et moins de dépenses de santé. À quand une licence santé remboursée par la Sécu ?

- J’aimerais que le coureur licencié FFA bénéficie de plus d’avantages pour la pratique de son sport. Des dossards prioritaires sur certaines grandes courses par exemple.

- J’aimerais voir se créer un club national, un peu comme le Road Runners Club américain, qui regrouperait des milliers de membres et bénéficierait de multiples avantages du fait de son importance : inscriptions, réductions, informations…

- Je voudrais qu’ait lieu chaque année une soirée de gala de la course à pied où seraient décernés des prix pour le coureur, l’espoir, la course, la chaussure, l’équipement de l’année. Un événement où seraient présentés les champions de chaque spécialité de la course.

- J’aimerais que s’organisent des États généraux de la course à pied, qui réuniraient tous les acteurs de ce milieu, instances, organisateurs, coureurs, équipementiers, médias, champions, pour faire un point sur l’état de notre sport et sa pratique, ses problèmes, son avenir. Qu’on y parle encadrement, écologie, santé…

- Je voudrais que se crée une Académie du marathon, éventuellement aidée par des investisseurs privés, pour que cette discipline connaisse un nouvel élan et que nous ayons en permanence une élite nationale au plus haut niveau.

- J’aimerais que nos rares champions actuels, du trail au marathon en passant par le 100 bornes et le 24 heures, aient une reconnaissance médiatique et financière à la hauteur de leurs sacrifices.

- J’aimerais aussi que les entraîneurs, la plupart bénévoles, soient reconnus à leur juste valeur.

- J'aimerais que tous les coureurs s’essaient au moins une fois à être bénévoles sur une course, pour apprécier encore plus le boulot de tous ceux qui nous encadrent, dimanche après dimanche.

  • Ce que j’aimerais ne plus voir en 2010…

- L’utilisation du mot hors-stade pour désigner les quelques disciplines de notre sport. S’il a pu avoir un sens au début des épreuves d’athlétisme sur route, son caractère excluant n’a plus de sens en regard de la masse des pratiquants.

- L’absence d’une élite française représentative sur semi et marathon. Christèle Daunay exceptée, bien sûr.

- La suspicion de dopage systématique à chaque bon résultat international. Mais j’aimerais aussi ne plus voir de coureurs par trop euphoriques et décontractés quand ils passent la ligne, comme s’ils ne connaissaient pas cet acide lactique qui nous paralysait les membres et nous faisait voir des étoiles autrefois…

- La surenchère en trail, dans les distances et les difficultés.
L’inconscience de certains coureurs qui s’aventurent dans des courses trop difficiles pour suivre la tendance…

- La galère que vivent beaucoup d’organisateurs de courses pour assurer la tenue de leurs événements, quand ils sont lâchés par leurs sponsors en raison de la crise économique.

Rubrique "Entre nous", par Dominique Chauvelier