3 320 kilomètres en courant :"Plus que 600 et quelques kilomètres"

Patrick Malandain
Le

Depuis le 6 juin dernier, Patrick Malandain tente de rejoindre la mer Noire en courant.

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La présentation
Après 10 jour de course
1 000 km parcourus !
1 400 km parcourus
Patrick Malandain à mi-chemin

Patrick Malandain a parcouru en ce lundi 20 juillet, 2700 km. Il est entré en Bulgarie, dernier pays à traverser avant d’arriver en Turquie, dans 10 jours.

Plus il se rapproche de son but et plus il est motivé ; « j’ai couru régulièrement depuis quelques jours 65-70 km par jour ; je me sens vraiment bien, je n’ai pas de pépins physiques ». Cependant, cette aventure est évidemment très exigeante physiquement et Patrick le ressent : « j’ai perdu pas mal de kilos, de graisse et je me sens plus faible, moins résistant ; je cours plus lentement mais je réalise encore de belles performances ». Il ajoute également entre deux rires : « je sens mes os quand je m’assois sur une chaise en bois ; c’est une drôle d’impression, je n’étais pas habitué à cela ! ».
Par ailleurs, la traversée de la Roumanie s’est avéré moins facile que prévue, notamment à cause des chiens : « il y en a énormément qui errent dans les rues, des chiens abandonnés et qui peuvent être très hargneux ; ils sont partout et il faut être vraiment sur ses gardes ».

Patrick Malandain

Patrick ajoute également que les automobilistes ne sont pas des plus courtois : « ils me frôlent quand ils estiment que je ne suis pas assez rangé sur le côté ; le problème est qu’il n’y a pas ou très peu de bas-côté en Roumanie ! ».
Et quand ce ne sont ni les chauffards ni les chiens qui le contrarient, ce sont les vaches qui partent aux champs… !

Malgré cela, Patrick est optimiste pour la fin de son aventure : « tout va bien ; je suis pile poile dans les temps que je m’étais fixé. En plus, je tiens bien le choc physiquement, tout va pour le mieux ! ».

La Roumanie lui laissera d’excellents souvenirs nénamoins avec une anecdote : « je courais lorsque j’ai aperçu au loin un véhicule qui se stationnait sur le bord de la route et qui, visiblement, m’attendait. Lorsque je suis arrivé à sa hauteur, un monsieur est sorti de la voiture et m’a donné 2 bouteilles fraîches, une d’eau et une de pamplemousse, qu’il venait d’acheter dans une station-service ». Patrick lui a répondu qu’il n’avait pas d’argent mais le monsieur lui a rétorqué qu’il souhait simplement lui faire plaisir… ! Patrick explique aussi que beaucoup de gens font des signes de croix en sa direction quand il les croise : « ce sont des personnes très croyantes, c’est une manière pour eux de me protéger et de me souhaiter bonne chance. Ca fait vraiment chaud au coeur ! ».

Patrick Malandain

Côté temps, il fait très chaud depuis une bonne dizaine de jours, environ 26-27 degrés ; mais cela ne le dérange pas plus que cela :
« je bois tout simplement énormément d’eau ; il faut évidemment éviter la déshydratation. Dans tous les cas, RAS, je me sens en super forme ! ».

Patrick reste malgré tout très prudent et sérieux : « c’est vrai que je touche au but mais il ne faut que je démobilise ; une blessure est vite arrivée en je dois rester très vigilant ».

Les portes de l’Orient commencent sérieusement à s’entrouvrir…