3 320 kilomètres en courant : Patrick Malandain à mi-chemin

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Depuis le 6 juin dernier, Patrick Malandain tente de rejoindre la mer Noire en courant.

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La présentation
Après 10 jour de course
1 000 km parcourus !
1400 km parcourus

Ça y est, il est à mi-parcours ! Et même un peu plus ! Patrick Malandain a en effet parcouru 1800 km sur les quelques 3300 km à parcourir pour rejoindre la mer noire au départ du Havre/Montivilliers ! Il dormait, lundi 6 juillet dans la banlieue de Budapest, la capitale hongroise.

Depuis une semaine, son fils Benoît l’a rejoint sur l’aventure et court régulièrement avec son père. Une présence capitale pour Patrick : « quand il est avec moi, je suis hyper motivé ; quand j’ai un coup de pompe, il me remet en selle et me booste, il me requinque ! ». Benoît (en photo ci-dessous) restera encore 15 jours avec Patrick et sa femme Fabienne.

patrick et son fils

Physiquement, rien à signaler : « je n’ai plus mal nulle part » rigole Patrick. Son tibia violacé dû à « une inflammation musculaire » n’est plus qu’un mauvais souvenir. Le coureur signale tout juste 2-3 ampoules sous le pied, des ampoules « qui se gèrent facilement et finalement peu handicapantes ».

Le corps de Patrick s’est semble t-il « mécanisé » depuis le début de son aventure : « c’est lui corps qui commande. Il est comme une machine de production à laquelle on demande de faire telle tâche chaque jour. Là, c’est pareil : il a un travail à accomplir tous les jours et il le fait. C’est machinal, courir est devenu un réflexe. Ça marche tout seul ! » dit-il en plaisantant !

Il insiste même sur le fait qu’il court bien mieux depuis 8 jours : « je sens que physiquement, je suis plus endurant, plus résistant, je cours plus vite ».

Pour les amateurs de chiffre voici quelques données après 24 jours de course à pieds :
environ 1800 km ont été parcourus, soit
- 38 marathons à une moyenne de 7.5km/h
- 216 h de course ;
- environ 121 000 calories dépensées !

Patrick effectue maintenant régulièrement plus de 60 kms par jour, généralement entre 64 et 67-68 kms.
Côté planning, il n'accuse qu'un jour de retard sur son tableau de bord; plusieurs explications à cela : « des problèmes de repérage, il nous arrive de nous tromper de route, de nous rallonger ; ce n’est pas évident de se diriger dans les grandes villes quand on ne connaît pas ». Par ailleurs, les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la Slovaquie ont aussi eu des conséquences : « suite aux gros orages, il nous a été impossible de traverser la frontière slovaque, le bac étant inutilisable suite à la crue du Danube. Nous avons donc été obligé de faire un détour ».

Le Danube franchi, cap maintenant sur la Roumanie !