La Saintelyon

Jogging International
Le
  • Date de la course : 01/12/2018

Les épreuves

44  km - La Saintelyon 2018 (3) Course nocturne
  • Départ : nc
  • Description : Le parcours relie St Etienne à Lyon, 2 métropoles de la région Rhône-Alpes, sur routes et par les chemins de crêtes des Monts du Lyonnais. La doyenne des courses d'Ultra reste la référence incontournable des courses nocturnes. Elles rassemble toutes les tribus de la course à pied : marathoniens, trailers, triathlètes, randonneurs ou simples joggeurs dans l'un des plus incroyables cordons de lumière.
72  km - La Saintelyon 2018 (1)
  • Départ : nc
22  km - La Saintelyon 2018 (2)
  • Départ : nc
12  km - La Saintelyon 2018 (4)
  • Départ : nc

Services

  • Service : Navette

Contacts

  • Contact : Association CT Lyon -
  • Tél : 06 24 29 05 40
  • Email : ctlyon@free.fr
49 avis de coureurs pour La Saintelyon

Les notes

Cette course a été notée par 35 coureurs

  • Intérêt sportif de la course Parcours permettant des performances
  • Intérêt sportif du parcours Beauté et variété des sites et paysages, éléments ou monuments remarquables
  • Qualité de l'accueil et organisation
  • Ambiance, convivialité, animation
orson - édition 2010 - La Saintélyon

Il fallait y être, mais il fallait surtout la finir. Course de toute beauté dans le noir et blanc. Merci à tous ces bénévoles mais aussi aux nombreux spectateurs qui sont ressortis de leur couette pour nous encourager. Petit bémol à l'organisation qui n'a pas jugé bon de récompenser les 3 premiers de chaque catégorie.

le 07/12/2010
211221 - édition 2009 - Le meilleur et le pire

Pour le compétiteur avec chrono, pour le simple finisher, un seul mot : course à faire. Sur la course et le parcours tout à été dit : La féérie du départ, le serpentin des frontales dans la nuit, ces montées toutes aussi raides jusqu'à la fin et qui n'en finissent pas, ces descentes qui arrachent les cuisses, ces cailloux, encore ces cailloux et toujours de la boue. On était prévenu et on l'a voulu. On n'a pas été volé. Un grand bonheur que cette course. Mais sacrément perfectible pour les à cotés !! Insuffisance de douches, de toilettes ET TOUT SIMPLEMENT D'EAU !! Pas de la gazeuze, pas de la chère, pas des boissons énergétiques, on demande pas la lune : DE L'EAU DU ROBINET !! Pour la 2ème fois de ma vie, j'ai trés soif en course : 3 ravitaiilements avec impossibilité d'avoir un 2ème verre d'eau et refus de replir ma gourde. Au dernier ravito avec 63 km dans les pattes on trouve ça trés moyen. Vous imaginez celui ou celle qui s'est inscrit à la fin pour 60 EUROS ! Jamais vu ... sauf au semi de Lyon. Et puis, il y a les 6 derniers km, nuls, dont le parcours ne semble avoir été tracé que pour ne pas du tout déranger la circulation. Donc, je persiste A FAIRE, mais gros points d'amélioration pour l'organisation. Enfin, un peu de festif serait sympa.

le 09/12/2009
Fadadebenji - édition 2007 - CR de la Saintélyon 2007

FABULEUX ! Mais heureux d’être aujourd’hui assis derrière mon PC, bordel c’est dure mais une fois de plus je fus très bien conseillé sur le plan entrainement. Voilà une pratique sportive (trail) qui n’est plus un mystère pour moi et j’avoue que ça n’a rien à voir avec une course sur route. C’est assez galère au début, navette, bagages, retrait dossard, pas de restauration le soir, attente longue jusqu’à minuit assis parterre dans un hall et le tout entouré de plus 8000 personnes ! (démoralisant) Après l’arrivée c’est encore pire car tu ressembles à un Kamel marathonien (jambes raides et terriblement douloureuses) et avec ça tu dois récupérer ton sac, faire la queue pour rendre la puce, faire la queue pour prendre ta douche (froide), faire la queue pour enfin manger quelque chose de chaud et si par malheur (comme moi) tu as une envie pressante ben tu dois faire la queue ou alors jouer des coudes chez les filles sinon CATASTROPHE (3 chiottes pour 7000 hommes et 3 chiottes pour 1000 femmes) Minuit sonne, le coup de pétard et c’est parti, sur un ton musical adéquat à la situation « U2 - Light my way » les soi-disant 4400 individuels coiffés de leur Petzl, dont moi, s’élancent à travers Ste Etienne tel une coulée de lave blanche. Le moral est revenu mais les questions cogitent dans le cerveau, vais-je y arriver, ai-je tout prévu dans mon sac, pourvu que je me blesse pas, suis-je trop rapide, etc…On verra bien. Le ton est donné à partir du 10ème km dans le premier sentier, fallait s’y attendre, malgré une météo tout à fait exceptionnelle et imprévue, nous subissons une boue bien grasse dû aux grosses pluies des derniers jours, les flaques inévitables et les racines et cailloux glissants donnent à réfléchir sur l’allure à employer. Rare sont les trailers qui se sentent mieux sur le macadam que sur un sentier, sauf ici, pour te dire à quel point ce fut galère. Mais quelle récompense lorsque l’on commence à dominer la plaine, sorti de la pollution lumineuse de la ville, le ciel nous dévoile ses étoiles plus brillantes les unes que les autres sans le moindre souffle de vent. L’horizon, lui, nous dévoile les éclairages des villes et villages lointains. Cette météo plus qu’inespérée nous accompagnera tout le long avec en prime les lueurs de la lune. Le clou du spectacle nous est offert par les milliers de concurrents illuminés arpentant les routes sinueuses tel un serpent géant doté d’écailles argentées. Tiens, des applaudissements encourageants, signe que nous approchons du ravitaillement disposé au 16ème km, les suivants se succèderont tous les 8 km environs. Je m’arrête pour boire un bon thé chaud, mâcher quelques abricots, au passage, je remercie les bénévoles puis je reprends mon rythme. Il y en a pour tous les goûts ou habitudes de chacun, tant mieux car à aucun moment j’ai eu besoin d’ouvrir mon sac pour compléter mon alimentation. Les étapes se succèdent les unes après les autres dans la même ambiance, entre routes et chemins, macadam et boue, le tout avec un très bon esprit entre coureur. Peu après le 30ème km la difficulté commence à prendre toute son importance suite à une douleur au genou droit qui s’amplifiera jusqu’à la fin. Les inclinaisons raides m’obligent à marcher et, dès que possible, je reprends progressivement une allure un peu plus soutenue en serrant les dents. Comme ce n’est pas suffisant, l’humidité du à la sueur coule le long du coupe-vent, me trempe le bas du dos et m’inonde jusqu’au bas des fesses. Les pauses des ravitaillements sont la bienvenue mais la reprise est terriblement douloureuse pendant quelques minutes jusqu’à ce que la mécanique soit à nouveau chaude et lancée. Cela dit, mes fesses mouillées mon permis de me défaire du sucre des abricots collé aux doigts, toujours soucieux d’un minimum de confort ! Plus j’avance et plus mes pensées se concentrent vers ma foulée, les contemplations de l’environnement se font de plus en plus rares et les râlements plus fréquents. Je dépasse certains, d’autres en font de même avec moi, la boue et toujours la boue collée à mes baskets me rappelle à chaque glissade que mon prochain achat sera une bonne paire de trail. Je maudis les tenues vestimentaires de mes prédécesseurs ornées de bandes réfléchissantes qui m’éblouissent et limitent la distinction des reliefs sous mes pieds. La course devient difficile à tout point de vue et déjà les premières faiblesses de certains (chute, vomissement, diarrhée) n’arrange rien au moral. Me voici au ravitaillement du 46ème km, quelque chose me dit que c’est bon d’être là, peut être parce que j’ai dépassé le marathon et qu’il ne me reste que 23 km ? Génial ! Une mini satisfaction s’installe en moi, je déguste mon thé et mes abricots très lentement et apprécie ce moment de relaxation au milieu du tumulte incessant des concurrents. Il est pas loin de 5h du matin et mon objectif de 8h00 est réalisable, les premiers tarés sont déjà dans Lyon et l’obsession du kilométrage restant commence à envahir mes pensées. A la prochaine pause il ne me restera que 15 ou 16 km et ainsi de suite. La courbe du dénivelé revient dans mon esprit et je sais qu’il reste 3 montées, 3 descentes et autant à marcher avant le plat final. Je commence sérieusement à estimer mon heure d’arrivée, de prendre en considération l’handicape du genou qui m’inquiète de plus en plus et, depuis peu, mon estomac qui m’oblige à serrer les fesses entre deux gaz. C’est décidé, au ravitaillement suivant je fais une pause popo pour me soulager et finir la course sans ce souci supplémentaire. Enfin le voilà, celui là s’est fait attendre, on est au 56ème, j’en peu plus, vite un thé et quelques biscuits salés pour essayer de soulager mon organisme. Non c’est pas vrai, il y a juste un chiotte et au moins 15 minutes d’attente, c’est peut être un signe, une petite voix me dit de continuer et tant pis si je dois m’arrêter in extrémis comme beaucoup d’autres. Cette fois c’est mon record en distance que je viens de dépasser, une énergie nouvelle a renforcée ma motivation devant les bornes qui reste à faire et le temps à y consacré. 12 ou 13 km en 1h30min et je passe sous les 7h30min à l’arrivée. En comptant la dernière montée en boitant, une descente au ralenti, je devrais négocier le plat en tournant autour de 5’45’’ le kilomètre. « Arrivée dans 10 km », « Arrivée dans 9 km »,…Je remercie du fond du cœur les organisateurs d’avoir eu la très bonne idée d’indiquer les dix derniers kilomètres. Mes calculs deviennent de plus en plus précis et mon sourire de plus en plus grand devant mes résultats. Lyon, quel beau panneau. Merci aux courageux venus nous applaudir et nous encourager, merci, l’émotion grandissante anesthésie tout mes organes à l’exception des paupières qui retiennent mes larmes de joie. Plus que 6 bornes ! Je passe le dernier ravitaillement sans ralentir, je n’ai plus d’eau dans ma poche, j’ai le ventre en bouilli, le cul serré, le genou boiteux, le dos, les fesses et les pieds trempés mais rien ni personne ne peu plus m’arrêter. Je file, j’accélère, je dépasse beaucoup de monde, mon chrono s’emballe sous les vibrations des pavés, non, stop, là je délire, c’est plutôt mon cerveau qui vibre ou plutôt qui se trémousse, je sais plus. Et ma puce est-elle encore à ma cheville, après tout ce n’est pas grave, j’aurais fait tout ça pour rien, maintenant j’ai faim et soif et tant pis pour le classement. Il est temps que les derniers mille mètres s’annoncent, que je reprenne mes esprits, un petit coup d’œil sur ma montre : 7h20 Que du bonheur, que de la joie, que de frissons jusqu’au bout des doigts qui m’envahissent tel un final d’opéra, et pour remercier tout ceux qui ont participé à ma réussite (mon club, mon coach, mes potes et surtout ma petite famille) je leur donne mes dernières forces en sprintant les deux cents derniers mètres sous les applaudissements des nombreux spectateurs. Ça y est, j’y suis, c’est fini et avant de rejoindre le début du chapitre je me retourne une dernière fois pour prendre encore un peu de satisfaction. 7 heures, 25 minutes et 37 secondes voilà ce qu’il m’a fallu pour boucler ce merveilleux parcours. Thomas, un Vosgirunner affamé

le 26/05/2009
Gilbert G - édition 2005 - La Saintelyon

Tout à commencer un jour en 2002 quand, au boulot, nous avons décidé de faire la SaintéLyon en relais de 4. J’avais accepté et effectué le dernier relais de 18 kms à l’époque. Depuis je m’étais dit que j’y reviendrai en solo. 2005 c’est l’adhésion au club d’Ambérieu Marathon dans le Bugey et chaque année la SaintéLyon était au programme par équipe ou en solo. L’appât était jeté et j’y mordais. Rendez vous à 20h15 au club samedi. Discussion sur le nombre de voitures à amener pour les relais. Je monte avec Christophe, Jean Louis et Jean Pierre. Après un détour à St Priest pour prendre Jean Luc, on se retrouve dans le parc des sports de Saint Etienne. Un petit bonjour aux gars de Bourg en Bresse qui font un relais à 4 explosif. Tiens y a Laurent Ardito du team La Clusaz Cap Aventure qui a participé à la finale des raids dans les Alpes cette année. Dans la salle je retrouve Florian qui court en relais à 4. Je retire mon dossard, contrôle ma puce et me prépare près des autres d’Ambérieu. Tous sont déjà presque prêts et la pression me tombe dessus. Je le vois à leur regard vers moi. Je me dis cool mais y a 68 bornes qu’y arrivent quand même. J’essaye de m’isoler mentalement mais il y a tellement d’animation que c’est dur et la salive qu’a du mal à passer. L’heure arrive pour le départ des relais. Plus d’un quart d’heure. Il arrive vite et Anne et Eric me disent d’y aller. Je n’ai pas de pull over rouge mais c’est presque une marche désordonnée vers l’échafaud du départ. Je suis d’ailleurs rappelé à l’ordre par Anne car je m’en vais sur la gauche. Ouh la la. Le départ est vite donné. Il est déjà minuit. On met une minute pour franchir la ligne de départ et très vite on remonte tous les trois des tonnes de coureurs. J’ai l’impression que l’on va trop vite, mais c’est Anne qui donne le ton. C’est qu’elle est motivée. Il fait 7-8° et j’ai trop chaud. Le ravito de Sorbiers 7° kms est atteint en 39’59. Nous décidons sans se consulter de ne pas s’arrêter, on a chacun ce qu’il faut sur soi, isostar, etc…Anne toujours en tête de notre trio, je fais signe à Eric que je m’arrête pour mettre mes gants et mon bonnet dans mon sac et que je les rejoins. Je mets un temps fou à les rattraper et je me fais presque une raison de laisser tomber, mais petit à petit Gilbert fait son nid et au moment de faire la jonction, Eric ralentit nettement. Anne toujours devant continue. Je laisse Eric qui me dit que ça va mais c’est pas le top pour lui. On quitte enfin la route pour les chemins et j’allume ma frontale. Je rejoins Anne qui me montre mon pote déguisé en clown sur qui on revient. C’est à ce moment que je lache ou c’est elle qui accélère, quelle patate elle a. Je rejoins René le clown, on discute le bout de gras. On ne s’est pas vu depuis le cross de Saintes. Il a fait le marathon du Beaujolpif il y a 15 jours. Quelle santé. Avec Eric Z., un autre collègue, ils se sont arrêtés à tous les ravitos en pinard et on fait 3h50. Chapeau. C’est à son tour de me lacher avant St Christo. Je reviens sur Anne juste avant le ravitaillement et la suit comme mon ombre car je sais qu’elle a de l’expérience dans les bousculades des relais. En effet cela se passe très bien et rapidement on repart. 16 kms 1h29’. Je préfère marcher un peu dans la côte qui suit. Je ne l’a reverrai plus. Arrive la montée vers le sommet de l’épreuve et la neige est là sur les cotés. Eric me rejoint et se jette dans mes bras pour m’encourager. Je suis en sueur et je ne suis pas très bien. Je lui dis que ça va aller mais je n’en suis pas tout à fait sur. J’ai froid et je m’arrête pour remettre mes gants et mon bonnet. J’en profite pour sortir ma lampe torche. Je l’avais prévu car cette partie est dangereuse. Elle ne tiendra pas longtemps la route est tombe en croix peu avant le ravito de Moreau. Arrêt rapide et c’est reparti, ça va mieux. Y a plus personne que je connaisse qui puisse me doubler. Dans ma tête c’est mieux, j’y vois plus clair. Ce n’est pas le cas sur les chemins où boue, flaques d’eau entravent notre progression. Ma puce est toujours là ok. Première cheville hs pour un gars qui se tord de douleur sur le côté, réconforté par d’autres. Attention une flaque d’eau et de boue, je l’évite au dernier moment, derrière j’entends un « Et merde » et je me marre doucement en imaginant l’image. Je bois assez fréquemment avec mon camelbag rempli d’isostar dosé léger. La nuit est belle est j’ai mon premier moment d’euphorie. Ca plane pour moi. Ca redescend sur Ste Catherine kms 30 – 2h46’ Je suis dans mes temps de 6 au mille et à part mes chaud froid du début tout va béné. Dans la salle c’est de la folie, un monde fou. J’aperçoit Gérard qui a fini son relais à 2 et me dit que Anne et Eric sont juste devant moi. Baptiste me tire le portrait , je ne dois pas être beau à voir. Je repars doucement car c’est un faux plat. Arrive la partie que je qualifierai de plus technique de l’épreuve pour relier St Genoud. Racines, cailloux, descentes dangereuses, je me retourne et là c’est un super spectacle toutes ces frontales en farandole, c’est de la science fiction puis c’est le final hors catégorie sur la route pour arriver dans une tente. 37° kms 3h48. Ca repart, comme toujours après les ravitos, en montée. Je marche un peu puis la route est en descente et là 2° moment d’œuf aux riz. Je vole, je ne touche pas terre ou presque pas à chaque foulée. Qu’est ce qu’il y avait dans mon camelbag ? Des chiens aboient, ils ont pas finis ceux là. Ici ce sont des oies qui jacassent. Il y a même un coq qui chante, il a du voir quelques petzl. Des détecteurs de présence allument des éclairages de maisons quand on passe. Soucieu tarde à venir et je commence à fatigué. Dernier passage de relais pour certains. Ca termine fort pour certains dossards rouges. 46° kms 4h46’. Je suis encore dans les temps mais je me dis que le plus dur reste à faire. Je m’arrête 6’ me ravitaille bien et repars en descente cette fois pour ce qui va être mon calvaire. Dès le début je sens que ça ne va pas et mes jambes me font souffir. Un concurrent me dit qu’il n’y a pas le feu car il reste 3 heures de course. N’importe quoi me dis-je, il reste 22 bornes. Il va avoir raison le bougre. Je suis limite crampes et j’ai mal au bide. Un gars stoppe et vomi tel un ivrogne appuyé au mur. Drôle d’image. J’avance péniblement et derrière ça tchache. Des filles parlent tout en courant. Elles ont encore la patate, elles viennent de démarrer de Soucieu. Elles me passent et là coup de massue elles ont des dossard noirs. Ce sont des individuelles. Mon moral s’éclate dans la nuit étoilée. On descend jusqu’au pont en ferraille, puis c’est la remontée dans les bois. Re route et re arrêt pour masser les jambes qui ne veulent plus. Isostar, barre céréales, Sporténine, rien n’y fait, il n’y a plus rien dans le bonhomme. J’ai même mal au cou, aux biceps. Passage dans un parc, c’est nouveau ça. Il fait tout noir dans mon parc noir. Les descentes vers le dernier ravitaillement sont d’enfer : des escaliers et toujours des descentes sur la route. Beaunant enfin 57° 6h24’. Je fais le complément de mon camel et je défis du regard ce mur qu’est la côte de St Foix : fait gaffe j’arrive et je ne suis pas d’humeur. C’est parti, faut mettre le frein à main pour ne pas reculer. Puis le faux plat final et c’est la ville. Le jour se lève. Il est temps d’en finir espèce de rebelle. Toi ou moi mais il y en a un de trop. Tu vas souffrir jusqu’au bout et après on ne parlera plus de toi. Entre Saint Etienne et Lyon, c’est toujours la même histoire, il y en a un qui doit céder. Ce ne sera pas moi. Allez accroche, ça sent la fin, le dénouement. Je vois les quais là bas en bas et le décompte des kilos qui me nargue : 6, 5, 4. Je suis sur les quais et là c’est la tempête, le vent de face fait clapoter les vaguelettes sur les berges. Des détecteurs de présences s’allument sur les péniches, sont mal réglés ceux là : il fait jour. Un dernier pont à traverser et c’est l’arrivée à Gerland. Le destin a choisi son camp : j’ai gagné, je l’ai eu. Je lève les bras un peu trop tôt, avant d’entrer dans la salle. J’entends les gens de mon club qui crient en me voyant (enfin) arriver. 68 kms 7h53’ à ma montre. Je suis même plus en colère contre moi. Je lève la tête, je suis fier. Eric est arrivé en 7h35, Anne 6h38 5° femme. René le clown 7h00. Les gars de Bourg 3°. Les relais ont gazés. Jean Luc s’est fait une entorse. Manu s’est trompé et a failli arriver place Belcourt. Nico en a bavé. Les filles ont terminé 5° équipe. Tout le monde est content. Photo commune sur le podium et on rentre. Champagne au club house à Ambérieu, les blagues fusent de tous côtés, on est même pas fatigués. On décide quand même de se quitter, il est 10 heures du mat, un dernier regard et c’est la fin d’un périple qui laissera des traces physiques mais surtout un souvenir unique dans notre vie de coureur à pied.

le 31/12/2004
Franck R - édition 2002 - La Saintelyon

Cette course hors du commun est génial mais très difficile. Si en plus vous rajouter une mauvaise organisation, cela compliquevraiment les choses car les ravitaillements étaient bondés de personnes qui n'avaient rein à y faire, cela était un vrai parcours du combatant pour y accéder, de plus pour récupérer nos effets personnels c'était une vrai galère car tous les sacs étaient posés en vrac sans surveillance et pour le trouver c'était la chasse aux trésors. Après 65km de course ce n'était pas évident. Il faudrait peut être aussi un peu pensé à ceux qui reste 8,9,10 heures ou plus pour finir car ceux ci se retrouveront à l'arrivée sans le fameux tee shirt finisher qui est "réservé aux 1000 premiers, ce n'est pas sympa pour les autres...Mis à part ces détails, je conseil à tous les coureurs de france de tenter l'aventure.

le 31/12/2001
Laurent S - édition 2002 - La Saintelyon

Enfin une course hors du commun. Le temps et la distance n'existent plus, il n'y a que quelques mêtres carrés de lumière dans cette nuit, des bruits insignifiants et parfois le silence, et toujours cette petite voix qui te motive et te pousse à aller encore plus loin, plus vite, non pas pour pour soi mais pour son équipe. Finir et le but de cette épreuve, quelques soient le temps et sa souffrance... Félicitation à tous le monde, à tous les participants et aux organisateurs, malgré quelques loupés pour le balisage et le ravitaillement. Mais cela restera à jamais gravé, et déja on pense à l'édition SaintéLyon 2003. Un Trail que l'on ne peut pas loupé, alors à vos agenda ...

le 31/12/2001
Gudrun G - édition 2002 - La Saintelyon

Ich schreibe in deutsch, leider ist mein französisch nicht sehr gut. Der Lauf war ein wunderschönes anstrengendes Erlebnis, das ich mit einer Zeit unter 10 Stunden wiederholen möchte, denn dann weiss ich, was auf mich zukommt... Danke an die Veranstalter, sehr gute Beschilderung, aber bei der Verpflegung habe ich meine Leibspeise für lange Strecken: Bananen leider vermisst (erst an der letzten Station...). ICH KOMME WIEDER!

le 31/12/2001
Nicolas C - édition 2002 - La Saintelyon

Super course, très bonne ambiance surtout quand on voit le magnifique serpent de lumière qui nous suit. Dommage que le parcours soit mal balisé car on peut se perdre facilement et surtout faire quelques km en plus. De même le balisage sur la route entre chaque relais laisse à désirer. Course à refaire l'an prochain

le 31/12/2001
Cédric J - édition 2002 - La Saintelyon

C'étais le pied, vraiment le pied, j'en ai bouffé mes chaussettes, vraiment un accueil super, avec des super bonnes pâtes comme à l'armée pour se caler le bidou et se réchauffer à l'arrivée. Les petits vieux de la cafet' avaient des pace-maker nucléaires... super

le 31/12/2001
Gilbert G - édition 2002 - La Saintelyon

Génial cette course par son originalité, départ à minuit, et par son athmosphère. 3000 coureurs dans la nuit formant un cortège de lucioles avec les frontales c'est une chose à voir au moins une fois. La boue, le brouillard, la neige dans les champs étaient au RDV. La signalisation du parcours et l'annonce des relais peuvent-être améliorées. Les montées et les descentes étaient quand même costauds. Bref cette course nocturne de 64 km seul ou en relais et en plus en décembre est à inscrire dans son calendrier à la page "courir autrement".

le 31/12/2001
Christophe C - édition 2002 - La Saintelyon

UNE AVENTURE IN..HUMAINE. VRAIMENT TRES DUR. SUR LE PAPIER 1000 M + N EST PAS VERITABLEMENT INPRETIONANT MAIS SUR LE TERRAIN 1000 M + DE BOUE D EAU DE CAILLOU ET DU RESTE!!!!!!!!! PLUSIEURS FOIS L ABANDON A ETE LA MAIS PLUSIEURS CONCURANTS NOTEMENT AU RELAIS DU 47° KM ONT ETE LA POUR INVERSSER LA TENDANCE. UNE PREPARATION PARTICULIERE DOIT ETRE FAITE CAR TOUT EST REUNI POUR NE PAS Y ARRIVER. L'ARRIVEE RESTERA INOUBLIABLE ET GRAVE DANS MES LARMES....DE JOIE. DOMMAGE TOUTEFOIS LES RAVITOS SONT UN PEUT JUSTE EN DIVERSITE ET PAS DE MAILLOT OU DE MEDAILLE A L'ARRIVE .

le 31/12/2001
Michel V - édition 2002 - La Saintelyon

Vive la course de nuit. Cette course est très dure (depart à minuit et 1000m de dénivellée +) avec des conditions météo géniales (brouillard à couper au couteau, boue jusqu'au chevilles, neige et froid) Enfin le pied, quelle délivrance cette ligne d'arrivée. Si vous aimez souffrir allez-y.

le 31/12/2001